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L'eau et l'environnement




Une gestion équilibrée et globale de cette nappe est devenue une nécessité !

Les 4 enjeux majeurs

Le développement des activités humaines, et en particulier d’une agriculture céréalière, a introduit des modifications importantes des conditions d’équilibre de la nappe de Beauce, tant quantitatives que qualitatives. Une gestion équilibrée et globale de cette nappe est devenue une nécessité pour préserver à la fois les ressources en eau, les milieux aquatiques et les usages associés conformément aux principes posés par la loi n°92-3 sur l’eau du 3 janvier 1992 dans son article 2.

Quatre enjeux majeurs ont été identifiés à partir des attentes exprimées par les acteurs rencontrés et des conclusions de l’état des lieux :

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1. Une gestion équilibrée de la ressource en eau : un défi à relever
Le niveau de la nappe de Beauce et le débit des cours d’eau fluctuent au cours du temps en fonction des changements climatiques. Ces variations sont accentuées en période sèche par les prélèvements d’eau.
Lors de la sécheresse de 1990 à 1996, certains forages ont vu leur productivité baisser, le débit de leurs cours d’eau diminuer, parfois jusqu’au tarissement, menaçant ainsi la salubrité, l’équilibre des milieux naturels et les usages de loisirs.
Il s’agit à travers le SAGE, de mettre en place une gestion équilibrée de la ressource entre les usages (alimentation en eau potable, industriels, agriculteurs, activités de loisirs) et de définir ceux qui sont prioritaires
en cas de crise. Le système de gestion volumétrique pour l’irrigation est un premier pas dans ce sens.
Son fonctionnement reste encore à affiner au travers d’une meilleure connaissance du fonctionnement de la nappe et de son lien avec les cours d’eau.

2. Une nappe fragile à mieux protéger, la qualité des cours d’eau à reconquérir
Hormis dans sa partie sud couverte par la forêt d’Orléans, la nappe de Beauce se caractérise par une vulnérabilité naturelle en raison de l’absence de couches imperméables empêchant la migration de polluants du sol vers la nappe. Lorsqu’elle est vulnérable, la nappe apparaît fortement polluée par les nitrates dans sa partie supérieure, et localement par les produits phytosanitaires. Cette contamination tend à s’aggraver au fil du temps.
En revanche, sous la forêt d’Orléans, la nappe est indemne de pollution anthropique. On y retrouve pourtant des éléments indésirables, d’origine naturelle, comme l’arsenic et le sélénium.

La qualité de l’eau des rivières de Beauce est également de qualité passable. Certes des améliorations sont notables pour l’ammonium et le phosphore signe d’efforts en matière de traitement des eaux usées notamment. Mais la qualité de l’eau vis-à-vis des nitrates est mauvaise et continue à se dégrader.
La qualité de l’eau apparaît aujourd’hui comme un enjeu majeur pour les acteurs du SAGE. L’objectif est d’aboutir à une diminution de la teneur en polluants dans l’eau et à la préservation de cette ressource contre toute pollution, afin de protéger l’alimentation en eau potable.

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3. Prévenir et gérer les risques d’inondation et de ruissellement

Plusieurs secteurs du domaine du SAGE sont soumis à des inondations importantes. Les conséquences de ces phénomènes sont nombreux : dégradation des milieux naturels, urbanisation croissante, ruissellement urbain ou rural, ... .
Diminuer l’exposition au risque, gérer les ruissellements et les capacités de rétention sont les buts à poursuivre afin de limiter le risque inondation qui touche un certain nombre de communes du domaine du SAGE. Une concertation à l’échelle des bassins versants "eaux superficielles" est indispensable pour atteindre ces objectifs.

4. Le SAGE pour une gestion concertée des milieux aquatiques

Une mauvaise qualité de l’eau et une dégradation des habitats gênent, voire empêchent, le bon déroulement du cycle biologique de la faune aquatique (poissons, insectes, crustacés, mollusques,…). La diversité des organismes est médiocre et les espèces sensibles à la pollution moyennement représentées.
Au-delà des zones protégées réglementairement -ZNIEFF, ZICO, etc. -, d’autres milieux naturels présentent des potentialités patrimoniales fortes –sources, cours d’eau, étangs, faune, flore, etc. - et doivent faire l’objet d’une attention particulière.
Des actions de réhabilitation et d’entretien peuvent aider à améliorer la qualité et le fonctionnement des milieux naturels mais elles n’auront de réel impact que si elles sont décidées dans le cadre d’une gestion collective et concertée à l’échelle des bassins versants eaux superficielles.

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Syndicat du Pays de Beauce et Gâtinais en Pithiverais
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